29 mai 2008

Un manuel de propagande contraceptive à l’école

858973787.jpgLes programmes de SVT en cours de 4e comportent depuis 2007 un chapitre entier sur la contraception. Surpris par le contenu du manuel proposé à leurs enfants, des parents ont entrepris un relevé des erreurs et des malhonnêtetés de cette propagande véhiculée dans un établissement catholique. Sur la suggestion du chef de l’établissement, ils ont alerté leur évêque, mais les mesures prises au sein de l’école n’ont pas encore donné lieu à un discours vrai et sans ambigüité. Quand c’est nécessaire, les parents d’élèves doivent faire valoir leur droit naturel à trouver dans l’école de leurs enfants une éducation libre et responsable. Plus qu’ils ne le croient souvent, leur intervention peut aider les chefs d’établissement et les professeurs qui se sentent parfois isolés dans leur mission d’éducateurs catholiques. Ce manuel, Sciences et Vie de la Terre, 4e (programme 2007), est dirigé par C. Lizeaux et R. Tavernier aux éditions Bordas.


PARENTS D’ELEVES en classe de quatrième, nous nous sommes intéressés au chapitre de leur manuel de SVT sur « Les méthodes contraceptives ». Voici la synthèse des incohérences et des lacunes que nous avons relevées, avec les questions éthiques qu’elles soulèvent.

Les confusions du manuel

Le chapitre « Les méthodes contraceptives » du manuel comporte plusieurs imprécisions fâcheuses. La première que nous avons relevée se situe au tout début du chapitre. Le document n° 1 (p. 154) donne le but de l'utilisation d'une méthode de contraception : permettre à un couple de choisir le moment de la naissance de ses enfants et d'en décider le nombre. Un encadré, à la même page, précise que sur les 350 000 grossesses non désirées par an en France, les deux tiers surviennent alors qu’un moyen de contraception avait été utilisé [1]. Cela signifie-t-il que la contraception est sous-utilisée ou qu'elle est inefficace ?



Le manuel aborde également de façon très (trop ?) technique la question de l’efficacité des méthodes contraceptives, et ce avec une certaine confusion.

Le tableau de la page 154 fait apparaître la répartition des différents moyens de contraception dans le "% des grossesses non désirées" ; page 155, on parle "de grossesses non désirées". Autrement dit, p. 154, sur 100 grossesses non désirées 12 sont survenues alors qu'un préservatif avait été utilisé ; p. 155, sur 100 rapports sexuels avec préservatif, 3 aboutissent à une grossesse non désirée. Les deux données ne sont pas contradictoires, pas directement comparables, mais comment s'y retrouver ? Le doute s'installe... Il est vrai qu'il est difficile de faire mieux avec ce genre de produit, mais pourquoi ne pas le dire ?

Page 160, il est précisé aussi que « la pilule est un moyen de contraception très efficace à condition de bien suivre son mode d'emploi ».

Sur la même page (ci-contre), une nouvelle confusion apparait : il est expliqué qu'« une méthode contraceptive doit à la fois être efficace, réversible et dépourvue d'effets nocifs ». La page précédente décrit la contraception d'urgence en disant que « les effets d'une utilisation répétée sont mal connues : son utilisation doit donc rester occasionnelle ».

Ces confusions ne nous semblent pas pédagogiques. Selon nous, elles risquent de :
  • perturber la logique de nos enfants en leur demandant de comprendre des informations qui manquent de clarté ;
  • diminuer l'autorité et le prestige des professeurs (s'ils utilisent ce manuel).
Ces quelques éléments nous laissent perplexes quant à la qualité de ce chapitre. Cependant, nous n'en avons pas obligatoirement perçu la globalité. Nous tenons également à préciser que si nous avons relevé de graves confusions dans ce manuel, celles-ci ne préjugent en rien de la qualité du cours qui peut être délivré aux élèves, et de la liberté du professeur apte à corriger ces graves défaillances.


Des lacunes

Dans sa conclusion, le manuel de nos enfants explique qu'une méthode contraceptive efficace doit être sans risque. Il présente à nouveau la pilule comme la méthode la plus efficace (p. 160). Il nous semble que cette conclusion sous-entend que la pilule est sans risque. Or à l'été 2005, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), basé à Lyon [2] annonçait que les contraceptifs oestro-progestatifs sont des cancérigènes du groupe 1 — c'est-à-dire avec le niveau de preuve le plus important — après un examen complet de la littérature scientifique : « Les experts estiment que la pilule contraceptive augmente le risque de cancer du sein, de cancer du col de l'utérus et de celui du foie. En revanche, elle diminue celui de l'ovaire et celui de l'endomètre. »

Deuxième grave lacune : les conséquences psychologiques de l'utilisation de ces méthodes ne sont pas abordées. L’une d'entre elles, nous semble-t-il, est la modification de son esprit à l’égard de l’accueil de la vie. L’un des aspects de la mentalité contraceptive est un refus de la vie quand elle n'a pas été choisie pouvant aller, dans certain cas, jusqu'à l'avortement. Le principe de précaution devrait commander au cours sur les méthodes contraceptives de traiter sans tabous les risques liés à la prise prolongée de pilules, ainsi que les conséquences psychologiques dues à une contraception.


Les impacts éthiques

1/ Il n'y a pas de définition précise du terme « contraception » dans ce document et cela nous semble préjudiciable. Deux objectifs apparaissent :
  • empêcher la conception,
  • prévenir la grossesse.
Dans cette seconde perspective, les moyens abortifs (la pilule du lendemain, le stérilet) dont le principe est de ne pas rendre possible la nidation, sont compris comme des moyens contraceptifs. Cette approche semble être celle des auteurs. Se pose ici le problème éthique du début de la vie. A-t-il lieu dès la conception ? Paradoxalement, c’est ce que semblent dire les auteurs : « Aussitôt formée, la cellule-oeuf commence à se diviser. Ces divisions aboutissent à la formation d'un embryon : c'est le début d'une nouvelle vie » (p. 140).

Cette question du commencement de la vie et de ses impacts sur la contraception dépasse largement ce cours sur les méthodes contraceptives. Elle devrait donc être abordée dans un autre cadre.

2/ Le manuel explique également que presque tous les couples utilisent une méthode contraceptive : « Doc. 2 : 75 % des couples utilisent un des moyens de contraception. » Le manque de définition est pénalisant pour déterminer la portée de cette phrase. La pratique des méthodes naturelles [3] peut-elle être assimilée à une méthode contraceptive ? D'après les définitions citées supra, il nous semble que non puisque ces méthodes n'empêchent ni la conception, ni la grossesse. Or l'emploi d'une méthode contraceptive ou naturelle ressort du choix éthique de chaque couple et que cette question devrait être abordée dans un cadre autre que celui de ce cours.

Enfin le début du chapitre aborde la contraception comme un moyen de réguler les naissances pour un couple, sous-entendu désirant avoir des enfants, donc un couple « stable » et responsable ; mais il est également largement question dans les pages qui suivent de la sexualité des jeunes et des très jeunes. Permettre un tel trouble sur le sujet étudié est-il intellectuellement honnête ? Veut-on parler de régulation des naissances ou de relations sexuelles sans engagement ?


3/ Le manuel laisse sous-entendre qu'il n'est pas anormal d'avoir des relations sexuelles avant 18 ans. Il précise (p. 159) qu'une mineure peut obtenir une « pilule du lendemain » en pharmacie ou à l'école, sans aucune autorisation parentale, médicale ou autre (doc.3). Ce dispositif est sûrement légal mais il n'est pas anodin.

4/ L'éditeur de ce livre a développé un site Internet qui reprend sa table des matières et propose différents liens en présentant succinctement le complément de cours qu'ils apportent (cf. ci-contre). Certaines indications pratiques (par exemple : « Des conseils pour bien prendre sa pilule et sur ce qu'il faut faire en cas d'oubli ») ou certains sites (par exemple www.aufeminin.com à partir du lien sur « Les nouvelles contraceptions »), sont hors sujet par rapport au cours car ils incitent à un certain comportement et dépassent largement un apprentissage purement scolaire.

5/ Le graphique de la page 154 (ci-contre) et son commentaire présente l'utilisation des préservatifs dès l’âge de 15 ans, soit dès la classe de 3e, comme quelque chose de normal.

Or le choix d'avoir des relations sexuelles en tant que mineurs, jeunes adultes ou après le mariage, est une décision éthique. Aussi, il nous semble que ces éléments devraient être abordés dans un autre cadre que ce cours.

***

Au vu de ces éléments, il nous semble que le périmètre de ce cours de SVT de 4e n'est pas bien défini : est-ce bien le lieu pour aborder un sujet aussi complexe que la contraception, sans tomber dans l’écueil de la fausse naïveté pour ce qui concerne les relations sexuelles précoces, et sans occulter les nombreuses questions morales qui s’y rapportent ? Préciser ce point nous parait important et nous nous demandons s'il ne serait pas judicieux de proposer un complément sous une forme ou sous une autre aux familles qui le désirent.

Catholiques pratiquants, nous essayons de respecter les critères objectifs et rationnels d'une éthique responsable, rappelée par l'enseignement de l'Église, et d'apprendre à nos enfants à faire de même. Notre démarche est principalement motivée par notre foi, qui nous éclaire sur la nature de la personne humaine. Aussi, nous souhaitons que le cours « les méthodes contraceptives » soit conforme à l'enseignement de l'Église (cf. encadré ci-dessous).

Jérôme et Juliette Verdier, Quentin et Agnès Renard, parents d’élèves de 4e dans l’enseignement catholique.



[1]D'après les chiffres que nous avons trouvés sur l’Internet (816 500 naissances et 210 000 avortements), il y a eu 34 % de grossesses non désirées en 2007.
[2] Le CIRC est un centre dépendant de l'Organisation mondiale de la santé.
[3]ces méthodes consistent connaitre les périodes fécondes de la femme et à pratiquer l'abstinence quand le couple ne souhaite pas avoir d'enfant.




L’ÉGLISE CATHOLIQUE ET LA CONTRACEPTION


Don des époux et procréation responsable

Catéchisme de l'Église catholique, n. 2368 — Un aspect particulier de cette responsabilité concerne la régulation de la procréation. Pour de justes raisons (cf. Gaudium et Spes, 50), les époux peuvent vouloir espacer les naissances de leurs enfants. Il leur revient de vérifier que leur désir ne relève pas de l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d’une paternité responsable. En outre ils règleront leur comportement suivant les critères objectifs de la moralité.

Lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs ; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme ; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal (GS 51, § 3).


La vocation de l’homme

Catéchisme de l'Église catholique, 2369 — « C’est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation, que l’acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l’homme à la paternité » (Humanae Vitae, 12).


La régulation naturelle

Catéchisme de l'Église catholique, n. 2370 — La continence périodique, les méthodes de régulation des naissances fondées sur l’auto-observation et le recours aux périodes infécondes (cf. HV 16) sont conformes aux critères objectifs de la moralité. Ces méthodes respectent le corps des époux, encouragent la tendresse entre eux et favorisent l’éducation d’une liberté authentique. En revanche, est intrinsèquement mauvaise " toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation " (HV 14) [...].


La formation des jeunes

Benoît XVI, 16 mai 2008. — L’urgence de la formation, à laquelle je fais souvent référence, voit dans le thème de la vie l’un de ses thèmes privilégiés. Je souhaite vraiment que l’on réserve notamment aux jeunes une attention toute particulière, afin qu’ils puissent apprendre le véritable sens de l’amour et se préparent pour cela avec une éducation adaptée à la sexualité, sans se laisser distraire par des messages éphémères qui empêchent d’atteindre l’essence de la vérité qui est en jeu.

Fournir de fausses illusions dans le domaine de l’amour ou tromper sur les responsabilités authentiques que l’on est appelé à assumer avec l’exercice de la propre sexualité ne fait pas honneur à une société qui se réclame des principes de la liberté et de la démocratie. La liberté doit se conjuguer avec la vérité et la responsabilité avec la force du dévouement à l’autre et également avec le sacrifice ; sans ces composantes la communauté des hommes ne grandit pas et le risque de se refermer dans un cercle d’égoïsme asphyxiant demeure.

Discours aux participants du congrès international organisé par l’Université pontificale du Latran à l’occasion du quarantième anniversaire de l’encyclique de Paul VI “Humanae Vitae”.


04 janvier 2008

Mgr Crepaldi : “L’Église est contre l’idéologie écologiste”

3681ebbcab55906239a78357870a883f.jpg“L'Église n'a jamais avalisé les formes radicales et idéologiques de l’écologisme, pour deux raisons. D’abord, parce qu'elles subordonnent l'homme à une prétendue centralité de la nature. Ensuite, certaines formes radicales d'écologisme risquent de bloquer le développement, et surtout de remettre en cause le droit au développement des pays pauvres”. C’est ce qu’affirme Mgr Giampaolo Crepaldi, secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix dans un entretien accordé à l'agence Fides (Fides.org) et que nous rapportons intégralement.


Fides. — Le débat sur les changements climatiques semble être envahi par les thèses catastrophistes. Quelle est la position du Conseil pontifical Justice et Paix sur cet aspect du problème ?

Mgr Crepaldi.— Le Conseil pontifical Justice et Paix a organisé il y a un an un séminaire international d'études sur les changements climatiques, dans le but d'approfondir cette problématique et d'en évaluer les implications éthiques et culturelles. Les travaux de ce séminaire ont permis de prendre acte effectivement que le débat sur les changements climatiques s’est polarisé autour de deux positions alternatives, qui soutiennent des thèses différentes et en contrepoint. En résumant, on peut dire que tous s’accordent sur la réalité des changements climatiques, le désaccord portant sur l’interprétation ou la recherche de la cause des changements climatiques.

Pour les uns, où se trouve la fine fleur du monde scientifique, dont les positions aujourd'hui sont indubitablement dominantes, la cause des changements climatiques est attribuée aux activités humaines, surtout industrielles ; l'autre école — qui a moins de visibilité et qui est moins aguerrie — soutient que l'homme pèse marginalement sur les changements climatiques et que la cause est imputable aux cycles naturels du réchauffement et du refroidissement de l'atmosphère. Le Conseil pontifical Justice et Paix a pris acte de ce débat et se réserve de proposer, dans un futur proche, des clés de discernement.

Les documents produits par les organismes des Nations-unies, notamment, soutiennent que l'homme est responsable du soi-disant "réchauffement global" et exaltent, comme certains écologismes, le rôle de la nature. Quels sont les risques de cette vision de la réalité ?

Le risque pour tout travail scientifique, surtout sur les questions d’environnement — parce que celles-ci concernent vraiment la vie quotidienne des personnes — est d’être utilisé non à des fins strictement scientifiques, mais dans une perspective idéologique. Je ne crois pas que ce soit l'intention des scientifiques concernés, mais il est indéniable qu'il existe des mouvements, culturels et politiques, qui utilisent les recherches scientifiques de manière instrumentale et idéologique. Avec de sérieuses conséquences.

La doctrine sociale de l'Église n'a jamais avalisé ces formes radicales et idéologiques d'écologisme, pour deux raisons. Avant tout, parce que celles-ci subordonnent l'homme à une prétendue centralité de la nature ; dans cette perspective, tout, l’homme compris, doit tourner autour de la nature, considérée comme le centre vers lequel tout doit converger. La seconde raison est que certaines formes radicales d'écologisme risquent de bloquer le développement, et surtout de remettre en cause le droit au développement des pays pauvres.

Ceci est une question très sérieuse aujourd'hui. Il faut donc toujours distinguer entre travail scientifique et exploitation idéologique du travail scientifique, autrement on risque d'aboutir à une vision de l'homme et de la nature qui se révèle contre l'homme et contre la nature.

Faut-il retenir de cela que dans le monde, se construit un véritable "business écologique", soutenu par des politiques qui entendent limiter le développement des pays les plus pauvres ?

Il faut poser un préalable, qui concerne la responsabilité de la politique, qui doit faire preuve de discernement et être libre de tous conditionnements à caractère idéologique, notamment à l’égard des affaires d’autrui, surtout de la part des pays développés ; il suffit de penser à la question des déchets. Le risque est réel que la sauvegarde de la création soit abordée en termes de business, et uniquement dans ces termes, avec le lancement ou la gestion d'affaires qui n'ont rien à faire avec la sauvegarde de l'environnement, mais qui sont liés à une économie à caractère mafieux.

Sur le plan international, en revanche, il est nécessaire, aujourd'hui, d'obtenir une gouvernance plus efficace, et efficace sur les questions d’environnement, afin que les institutions internationales compétentes soient en mesure de donner aux États et à la communauté internationale un cadre sage et équilibré d'orientations sur ces questions. Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Saint-Siège formule cette demande. La doctrine sociale de l'Église, en demandant à reformuler un droit à un environnement sain, relie toujours ce droit à la dimension institutionnelle et juridique qui engage tous les États et la communauté internationale.

Le Saint-Père Benoît XVI invite à promouvoir des "styles de vie, des modèles de production et de consommation caractérisés par le respect de la création et les exigences réelles du progrès durable des peuples, en tenant compte de la destination universelle des biens". Pouvez-vous expliquer, en particulier, ce qu'entend la doctrine sociale de l'Église par "progrès durable" dans un monde globalisé ?

Le Saint-Père est intervenu sur les questions d’environnement de différentes manières. La référence au magistère du Saint-Père est constituée par deux mots importants de la Sainte Écriture : l'homme est appelé d’une part à garder la Terre, et de l’autre à la cultiver. Ces deux verbes disent qu'il est d’un côté inacceptable d’exploiter inconsidérément les ressources de la terre et, de l'autre, que la Terre est un bien donné par Dieu à l'homme pour être cultivée et cultivée au mieux de ses possibilités. Autrement dit, cultiver les ressources de la terre avec un esprit d'équité et de solidarité, parce que les biens de la Terre ont une valeur et une valeur universelle. Ceci comprend aussi la bataille contre les pauvretés, les inégalités. Les biens de la Terre ne peuvent pas être un objet d'accaparement de la part d'une petite portion de l’humanité, mais doivent être employés dans une perspective de solidarité.

Il est nécessaire d'ajouter que si le développement est authentique, il ne peut pas ne pas être durable. À travers la capacité des hommes, des peuples, le développement doit certainement satisfaire les besoins des générations présentes, sans cependant compromettre la satisfaction des besoins des générations futures. Donc, la culture des biens de la Terre doit être responsable, dans le sens qu’elle ne se limite pas à satisfaire les besoins des générations d'aujourd'hui, mais tient compte des exigences des générations futures. Ceci est le concept de développement durable présent dans le Compendium de la doctrine sociale de l'Église, publié il y à deux ans par le Conseil pontifical Justice et Paix.


*Mgr Crepaldi est secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix.
© Fides. Traduction française Libertepolitique.com.