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20 mars 2008
La liberté des enfants de Dieu : un problème ecclésial, par la Fondation de Service politique
La crise que traversent les Scouts d’Europe est une crise qui révèle des comportements hélas encore trop fréquents dans l’Église de France. L’application du motu proprio Summorum pontificum a donné lieu dans cette association à des abus de pouvoir croisés, des clercs intervenant dans le champ de la responsabilité propre des laïcs, et des laïcs s’attribuant un rôle qui ne leur appartient pas. Cette crise est emblématique des difficultés que les laïcs, qu’ils soient engagés dans l’éducation, les œuvres sociales, caritatives, culturelles ou politiques, peuvent rencontrer dans leurs relations avec la hiérarchie. Comme l’a rappelé Mgr de Monléon lors de la dernière assemblée des Scouts d’Europe, faisant référence à Luc 10,16 (Qui vous écoute m’écoute) : « Quand un évêque parle, c’est Jésus qui parle. » Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement, pour l’évêque lui-même, et pour le fidèle laïc engagé dans une association qui se veut catholique ?
IL FAUT OBEIR A L'EVEQUE, comme au Christ ! Personne ne devrait le contester. Mgr de Monléon l’a rappelé à juste titre. Sa formule est évidement cursive. Pour être tout à fait exact, lorsqu’un évêque parle, l’Esprit du Christ parle chaque fois qu’est engagée son autorité d’évêque. Si un évêque annonce le temps qu’il fera demain, ou s’il décide du menu du déjeuner, ce n’est plus Jésus qui parle. C’est une opinion personnelle, respectable, mais qui n’engage pas son autorité. Ce qui fait l’obéissance à la hiérarchie, c’est l’obéissance à ce pour quoi la hiérarchie fondée par le Christ a une autorité.
Or les évêques ont été institués pour être les médiateurs de la grâce du Christ, selon les trois titres du Christ, prêtre, prophète et roi. Relève donc de l’autorité de l’évêque tout ce qui concerne l’enseignement de la foi (fonction prophétique), les sacrements (fonction sacerdotale) et le gouvernement de l’Église (fonction royale) (Lumen gentium, 21, 25-27).
Dans ces trois domaines, une association de laïcs créée en vue de l’apostolat ou de l’éducation doit la même obéissance à son évêque qu’au Christ. Pour tout ce qui concerne son fonctionnement institutionnel, la désignation des membres de son conseil d’administration et de ses chefs, l’évêque n’est pas concerné et n’a pas d’autorité particulière. En revanche, les parents devraient avoir leur mot à dire puisqu’ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants (cf. Christifideles laici, 34). S’ils le souhaitent, ils peuvent par exemple demander que telle ou telle forme de rite soit célébrée pour leurs enfants.
Le refus de l’application du motu proprio Summorum pontificum au sein de l’association des Guides et Scouts d’Europe (AGSE), puis un débat sur ses modalités, ont révélé une crise qui traverse toute l’Église de France. Si l’on veut obéir au Christ, cela signifie que ni les évêques, ni l’AGSE n’ont le pouvoir d’accepter ou de refuser l’application du motu proprio. Cette application n’est pas optionnelle. Ils ne peuvent prendre que des mesures d’application prudentielle, tenant compte autant des besoins de l’Église particulière (c’est-à-dire pas seulement des clivages politiques, mais d’abord des besoins spirituels de fidèles) que des risques d’une application déformée, et d’explication pour que celui-ci porte ses fruits.
Les évêques doivent notamment, en collaboration avec les responsables du mouvement, veiller à ce que tous les prêtres qui célèbrent des messes dans les unités ne soient pas schismatiques et qu’ils soient bien munis du pouvoir de le faire. De manière positive, ils doivent veiller à l’application du motu proprio afin qu’un grand nombre d’enfants et de jeunes bénéficient de l’enrichissement liturgique que Benoît XVI veut promouvoir par ce moyen. Cette application est délicate puisqu’il s’agit d’échapper aux excès et de maintenir l’unité du mouvement, mais c’est bien là la raison d’être de l’intervention des évêques. Quoi qu’il en soit, cette intervention ne peut aboutir à contredire le motu proprio, ni en théorie ni en pratique, a fortiori elle ne peut chercher à en limiter les conséquences. Il y va en effet, comme l’a rappelé Mgr de Monléon, de l’union au Pape, et de l’obéissance au Christ.
Au cœur de l’Église
Cette obéissance est en effet capitale pour la mission du mouvement scout. Les Guides et Scouts d’Europe sont au cœur de l’Église de France. Leur insistance sur la nécessité de la vie sacramentelle, leur énergie à vouloir transmettre la foi aux jeunes qu’ils éduquent, leur volonté d’intégrer la vie spirituelle dans la vie scoute, l’obéissance aux évêques et à l’Église dont ils ont toujours témoigné, le nombre de vocations sacerdotales et religieuse et de mariages chrétiens qui en sont issus, le respect de l’Église locale même quand certains clercs lui mettent des bâtons dans les roues, sont autant de témoignages de leur catholicité.
Or l’équipe dirigeante de l’AGSE avait fait le choix de sacrifier le motu proprio. Avec l’approbation, semble-t-il, de certains évêques et contre l’avis de Rome, elle avait décidé sous sa propre responsabilité qu’elle serait une association qui ne célébrerait que le rite ordinaire. Devant les réactions indignées de certains de ces membres et un rappel à l’ordre, un « compromis » va être trouvé. Mais il est regrettable qu’on ait pris les 27.000 membres du mouvement et leurs familles en otage, pour imposer une décision qui ne relevait pas du pouvoir, ni de l’AGSE, ni des prêtres ou des évêques qui avaient pu la leur conseiller. Ces comportements, ces arguties casuistiques, ce manque de générosité dans l’obéissance à la volonté du pape n’étaient pas dignes. Ceux qui en sont la cause portent une grave responsabilité. Si l’on prétend obéir au Christ et aux évêques comme au Christ, comment est-il possible d’agir ainsi dans l’Église ?
Des conseillers spirituels, des chefs, des parents (les premiers concernés on l’oublie un peu trop) étaient donc fondés à dire « cela suffit », mieux, ils avaient le devoir de s’interroger sur les motivations profondes qui ont conduit à cet abus de pouvoir, pour éviter toute velléité d’autoritarisme mal placé.
La hiérarchie de l’Église n’est pas une « administration pastorale », selon le mot du cardinal Ratzinger, elle est au service de la communion. La vie du mouvement des Guides et Scouts d’Europe, en tant que mouvement de scoutisme, avec sa pédagogie propre, son organisation, son identité, n’appartient pas au champ des vérités de foi pour lequel les évêques ont reçus la charge du Christ. En revanche, dès lors que ce mouvement se définit comme catholique, il est légitime de demander aux évêques de l'aide concrète sur les moyens d'appliquer le motu proprio et de travailler avec eux pour définir des règles à la fois généreuses et permettant de limiter les risques d'excès. Il n'était pas normal que le bureau de l’association s’attribuât la responsabilité de dégager ces règles. Ce n'est pas sa fonction. En revanche, c’est la mission pastorale des évêques.
Nous ne sommes plus en 1930
Il arrive encore fréquemment dans l’Église que des laïcs ou des clercs se comportent consciemment ou inconsciemment comme au temps de l’Action catholique sous « mandat ». À cette époque, ne pouvait se dire alors catholique que ce qui était reconnu par la hiérarchie de manière explicite sous une forme ou sous une autre comme « catholique ». L’Église a voulu libérer le dynamisme missionnaire des fidèles de cette tutelle hiérarchique. L’Esprit souffle où il veut. Comme le concile Vatican II le prévoit, il existe de multiples formes d’initiatives et d’engagement des catholiques, qui définissent de nouvelles relations des fidèles laïcs avec la hiérarchie (Apostolicam actuositatem, n. 24).
Si la pratique des mandats ou des missions a pu être tout à fait justifiée lorsque l'Église fonctionnait encore sur le mode de la chrétienté, on peut se demander si elle ne mériterait pas d'être remise en question alors même que l'Église de France cherche officiellement à échapper aux tentations communautaristes : y a-t-il plus communautariste qu'un label ou un tampon « catholique », surtout dans la pratique qui en est faite actuellement ?
Précisons : il y a soixante ans, on pouvait encore concevoir l'apostolat des laïcs comme un pur prolongement de la hiérarchie catholique, prolongement obtenu par l'intermédiaire de délégations ou de mandats. Cela relevait d'une conception théologique de l'Église tout à fait particulière, mais d'une conception autorisée. Il est désormais impossible de le soutenir après le décret conciliaire Apostolicam actuositatem et l’exhortation Christifideles laici de Jean-Paul II, tout particulièrement en ce qui concerne les mouvements participant à l'éducation puisque cette dernière est, de droit naturel, de la compétence des parents.
Dans son texte, Jean-Paul II rappelait le droit, lui aussi naturel, d'association des laïcs, soumis à un légitime discernement de l'autorité ecclésiale selon des critères objectifs d'ecclésialité (n. 29-31). Si ce texte était effectivement appliqué, la dénomination « catholique » ne devrait pas constituer une prébende ni un blanc-seing comme c'est le cas aujourd'hui mais, à l'inverse, elle devrait résulter d'une évaluation de la fidélité concrète à l'Église, régulièrement contrôlée et remise en jeu à partir de critères réellement objectifs, les décisions pouvant faire l'objet d'un appel devant les juridictions ecclésiastiques. Nous ne sommes plus en 1930.
Pour en savoir plus :
■ Scouts d’Europe, le témoignage d’un parent inquiet, par Philippe de Saint-Germain, Décryptage, 13 mars 2008
■ Crise de confiance chez les Scouts d’Europe, Décryptage, le Fil de la semaine du 20 mars 2008
19:14 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note



Commentaires
Le modèle très hiérarchique de l'Action Catholique sous mandat et du pouvoir dominant des évêques n'est pas le seul modèle historique d'organisation de l'Eglise mais une étape marquée par le contexte difficile de l'Eglise sous concordat ou d'après la loi de 1905.
Sous l'Ancien Régime des abbayes comme Cluny ne dépendaient que du Pape, des laïcs fondateurs d'une paroisse pouvaient en nommer le curé et de nombreuses confrérires disposaient d'une très large autonomie de gestion. en dehors bien entendu des questions de foi.
L'apprentissage de la pratique du principe de subsidiarité n'est pas toujours évident
Cette crise me semble liée à la crispation regrettable mais prévisible de certains partisans d'une vision de l'Eglise devant les progrès d'une sensibilité qui n'est pas la leur.
Souhaitons que la reconnaissance de la complémentarité des différents styles de vie catholique progresse de plus en plus, pour la plus grande joie de Dieu.
Ecrit par : Philippe Edmond | 21 mars 2008
Oui, cette théorie du mandat est marquée historiquement.
Depuis plus de 40, les mouvements officiels, mandatés, d'action catholique, se caractérisent par leur gôut du changement, leur conformisme envers l'esprit du temps ; à ma connaissance, aucun mouvement d'action catholique ne défend les positions de l'Eglise en matière de morale famililale et sexuelle, de respect de la vie (sauf un peu le M.C.C et le M.C.R). Ce sont des hors statuts, comme les Scouts d'Europe, les A.F.C, l'AFALE etc.... où la responsabilité des laïcs a toute sa place, qui ont mieux suivi, sur ces questions, l'enseignement du magistère.
Quand ont fera l'histoire, il y aura des surpises.
Il faudrait revenir sur ce qui s'est passé avant guerre, quand la Fédération nationale catholique du général de CALTELNAU (le catho qui n'est pas devenu maréchal, et qui n'a pas été maréchaliste non plus _ les évêques en 40-44 le furent) est devenue Fédération nationale d'action catholique.
Dieu vous garde, Joyeuses Pâques
P.S Pourquoi l'auteur de l'article n'est-il pas indiqué (ou j'ai mal lu ?)
Germain BERTRAND
Ecrit par : BERTRAND | 21 mars 2008
Je connais peu le mouvement des scouts d'Europe.
En revanche, je comprends que cette "belle" leçon ecclésiologique et argumentée sur l'obéissance est adressée aux dirigeants de ce mouvement. Mais, ne pourrait on pas aussi l'adresser aux 60 abbés signataires de la "riposte"? En effet, bon nombre d'entre eux sous d'autres cieux se sont précipités auprès de Mgr Lefevre, qui, si je me souviens bien ne fût pas un modèle de fidèlité et d'obéissance au Saint Père!
Méditation: "Que celui qui n'a pas péché, lui jette la 1ère pierre"...
A l'office de la croix, ce soir nous prirons pour l'Eglise [ au moins dans le rite ordinaire; dans l'extraordinaire je ne sais pas!] pour que le Seigneur "lui donne la paix et l'unité (...) "
Prions intensément!
PY DENIS
Ecrit par : PY DENIS | 21 mars 2008
merci de nous préciser ce qu'il faut faire quand la hierarchi d'un pays n'en fait qu'à sa tête et surtout le contraire de ce que demande le pape
Pour des détails se reporter aux nombreux ouvrages parus sur le sujet!
Ecrit par : Forget Daniel | 21 mars 2008
Faut-il utiliser le mot "obéir" dans le sens ou l'entend la grande majorité du monde ecclésiastique diocésain (sans parler des jésuites !) ?
Que les prêtres commencent! en matière liturgique, par exemple pour ne pas dire plus.
C'est parfois surprenant de les entendre "louvoyer" dans le vocabulaire.
"On n'est pas dans l'armée, mon bon monsieur!"
Cordialement
Ecrit par : Carré | 21 mars 2008
La leçon qu'entend nous donner l'auteur passe mal.......et je suis loin de penser que l'autoritarisme soit le fait de la FSE mais au contraire d'une minorité active.
Que les dirigeants de la FSE aient du mal à faire passer leur message est un fait.
Mais que des bonnes âmes veuillent leur imposer de l'extérieur le Motu proprio est une subtilité théologique à laquelle je reste totalement étranger.
Car en l'occurence, il s'agit bien d'une minorité qui a su fort bien utiliser les médias et cherche à se prévaloir de la LIBERTE donnée par le motu proprio pour l'IMPOSER de l'extérieur- autoritairement-à un mouvement qui n'en demandait pas tant.....et qui ne se retrouve plus libre de ses choix.
Ecrit par : leborgne | 21 mars 2008
Au delà du cas d'espèces, ce sujet est très intéressant et mérite d'être développé.
Le problème consiste à ce que chacun reste bien à sa place, mais avant tout encore faut-il avoir une pleine conscience de la réalité de sa position. Si pour tout ce qui concerne la foi et l'usage de l'étiquette "catholique" la chose est limpide, à savoir que c'est bien évidemment le magistère en communion avec l'évêque de Rome qui a la main, pour les autres sujets, la libeté de ceux qui sont dans leur devoir d'état doit être respectée. Et si certains sont gênés par l'application du motu proprio qui est une décision relevant du domaine de la foi, que font-ils dans l'Eglise ? Leurs arguties ne peuvent relever que de la rhétorique malhonnête, ils outrepassent leur devoir d'état.
Pour les affaires ne relevant pas du devoir d'état des autorités religieuses :
Si le conseil de l'autorité religieuse est sollicité, ce dernier n'a qu'un caractère consultatif. Ce qui n'interdit pas à l'autorité religieuse de pouvoir exprimer publiquement et à son initiative, ses critiques sur le domaine de la foi (et des moeurs qui vont avec).
Pour illustrer mon propos, je pense à l'affaire des Christeros au Mexique, où d'après ce que j'ai compris (si j'ai mal compris, je suis prêt à changer d'avis en face d'une démonstration probante), les chefs de l'insurrection ont trop laissé la main aux autorités religieuses locales dans les négociations avec l'adversaire. Ces chefs, alors que leur mouvement avait réussi à résister et à mettre les autorités en difficulté, n'ont pas verouillé leur victoire en ne permettant pas à l'adversaire de reconstituer ses forces et de reprendre l'offensive. Terrible naïveté que les chefs religieux auraient du éclairer plutôt que de faire valoir leur point de vue sur la question, point de vue TECHNIQUE sur la manière de regler un différent, ce qui est hors de leur domaine car cela n'a rien à avoir avec la foi et les moeurs. Les conséquences de cette interférence ont été catastrophiques pour les catholiques du Mexique.
Il est très important que chacun soit bien conscient de son rôle et de ses responsabilités, le mélange des genres mène à coup sûr à la catastrophe.
Ecrit par : larose | 24 mars 2008
Excusez moi,
je n'ai jamais été scout et je ne comprend pas très bien l'objet de la déchirure..
Que signifie réellment ce
" rapport moral présenté par les commissaires généraux n’a recueilli que 54 % des suffrages, un vote qui illustre la perte de confiance dans l’équipe dirigeante : en 2004, 2 % des chefs et cheftaines rejetaient le rapport moral ; en 2005, ils étaient 11 %, en 2006, 20%, en 2007, 33%. Le poste d’administrateur ouvert à l’élection directe de l’assemblée générale a été accordé à un candidat indépendant, élu à 57 % contre le candidat présenté par l’équipe dirigeante."?? Cela concerne il le mode de vie des chefs?
Si quelqu'un aurait la gentillesse de m'éclairer, ce ne serait pas de refus..Merci, Caroline.
Ecrit par : Caroline | 25 mars 2008
Bravo à la Fondation de Service politique pour ce rappel. Je puis vous dire que ce type de réponse a été également oralement fait, dans les termes les plus nets, à un autre évêque intervenu dans ce dossier. Décidément il faudra encore du temps pour que l'ecclésiologie de communion qui est sans doute l'apport essentiel de Vatican II soit intégrée par l'épiscopat français, demeuré pour le pire et pas le meilleur imbibé d'un autoritarisme clérical qui n'a pas fait que du bien à l'Eglise.
Ecrit par : Denis Sureau | 26 mars 2008
D'accord. Merci.
Ecrit par : Jean-Loup Dherse | 27 mars 2008
Il me semble que le motu proprio autorise le rite extraordinaire, mais n'impose aucunement qu'il coexiste avec le rite ordinaire dans toutes les institutions de l'église. En particulier il n'oblige aucun prêtre à le célébrer, même si tous les fidèles le demandent. Alors pourquoi ces revendications qui fusent de partout, et sur un ton de polémique qui attente à l'unité de l'église? Pourquoi ne pas garder tout simplement le rite ordinaire chez les scouts, comme par le passé? L'Eglise n'est pas un lieu de revendication mais de célébration unitaire avant toute chose. Ceux qui sont focalisés sur le rite et prennent des tons polémiques font penser aux pharisiens de l'Evangile. Jésus nous dirait peut être d'être plus occupés par la pureté de notre coeur que par les formes de rite...
Ecrit par : Valérie Pérès | 28 mars 2008
Ainsi donc, dans la durée, les intégristes marquent des points et vont l'emporter provisoirement. L'abbé Georges de Nantes, celui qui accusait Jean Paul II d'hérésie, de schisme et de scandales, qui bien que suspens a divinis pratiquait sa messe en latin avec ses "phalangistes, est content de l'attitude du Pape Benoît XVI.
Ceux qui n'obéissaient pas à l'Eglise nous intiment l'ordre, maintenant, d'obéir à L'Eglise. faux jetons !
Il est vrai que la jeunesse versaillaise bon chic, bon genre aime la messe en latin contrairement à la jeunesse de condition modeste. Que ne ferait on pas pour se distinguer nettement de la populace ? Bernadette Soubirous aurait certainement préférée la messe en français ou en patois plutôt que le latin dont elle n'avait pas les moyens de connaître les arcanes.
Cependant, contrairement aux intégristes qui n'obéissaient pas au Saint Père, j'obéirai au Pape Benoît XVI en acceptant tranquillement sa directive du motus proprio car la confiance et l'humilité sied mieux que la désobéissance.
J'accepte cependant d'avance de rester sans messe en français là où j'habite plutôt que de subir la messe en latin.
Ce mouvement rétrograde aura disparu dans 15 ans. On n'en parlera plus alors.
Mais je crois savoir que Benoît XVI va bientôt proposer une avancée pour l'Eglise universelle qui laissera pantois les intégristes. Ils devront alors obéir !!
Ecrit par : santoni patrick | 29 mars 2008
Ces querelles sur la messe en latin ou en français sont d'une bêtise sans nom.
Par moment, je trouve que les catholiques, dont je suis, sont vraimenr ridicules et le ton du "santoni" sur la "jeunesse versaillaise bon chic, bon genre" dénote un petit esprit étroit et stupide. J'ai même envie de donner un autre qualificatif, je fais des efforts pour me retenir.
Au lieu de critiquer la messe en latin ou en français, certains feraient mieux d'analyser tout le CONTENU de la cérémonie car il s'agit d'un acte extraordinaire reliant au ciel, une convocation spéciale hebdomadaire.
La messe en latin qui a duré pendant des siècles seraient donc sans valeur aujourd'hui. Comment peut-on affirmer une imbécilité pareille.
La messe ne français est profonde elle-aussi, mais sa beauté ne retire rien à la beauté de la messe en latin.
Et pour parler de Verailles à Santoni, j'ai le merveilleux souvenir d'une messe matinale à Notre Dame des Victoires, petite église plein à craquer, tout le monde à genoux avec des petits enfants partout et jusque dehors sur les trottoirs. Très émouvant.
Très émouvantes aussi de nombreuses messes en Français que je suis régulièrement à ma paroisse locale. Quand on a la chance d'avoir un curé sur place, on va sur place.
Les pinailleurs d'un côté comme de l'autre ne sont pas "bon chic bon genre" en matière de comportemant personnel, ce sont tout simplement des aigris et des totalitaires, des emmerdeurs en somme. J'aillais m'excuser pour le dernier qualificatif employé, mais reflexion fait, je ne m'excuse pas et le laisse, les gros mots offrent l'avantage de pouvoir faire court quand vraiment la coupe est pleine.
Ecrit par : roxane | 31 mars 2008
Attention terrain glissant ... Ne faîtes pas de ce site de haute tenue un forum de bas étage fait d'invectives, d'interpellations et de discussions de "Café du Commerce" (même place de l'église ...).
Ne vous lancez pas sur ce forum à une bataille "tradis" / "progressistes". L'Eglise n'a rien à y gagner.
Ecrit par : Vincent | 01 avril 2008
la qualification de tradi ou de non tradi est complètement artificielle et ne correspond à aucune réalité objective. Il y a des chrétiens qui pour des raisons historiques sont restés attachés à une forme de messe ancestrale et d'autres chrétiens, qui eux aussi pour des raisons historiques se sont adaptés à l'autre forme de messe issue du concile que le magistère a mis en place. Enfin, il y a les nouveaux entrants qui n'ont pas connu la période de l’immédiat après concile.
La meilleure façon de se comprendre est encore de se fréquenter. Pourquoi par exemple, à l’initiative de l’évêque local, n’y aurait-il pas une fois dans l’année, une messe dite selon l’autre rite (une messe en français chez les uns, une messe en latin chez les autres). Il peut être assuré qu’à pareille occasion, chacun y mettra du sien pour faire une belle messe tout en profondeur et recueillement.
Cela n’est tout de même pas bien compliqué à faire. Et quelle belle émotion que de se retrouver ensemble après peut être une première phase de crainte.
Que les plus anciens qui ont en mémoire des abus passés comprennent que les temps ne sont plus les mêmes, la profondeur authentique peut prendre plusieurs formes et la forme dont on a l’habitude n’est pas l’unique (il existe aussi plusieurs autres rites dans l’Eglise Catholique).
Mais il faut que l’initiative vienne de l’évêque.
Ecrit par : roxane | 01 avril 2008
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