20 février 2008
Brimades antireligieuses à l'école : une seconde enquête de la Fondation de Service politique
Alarmée par les résultats de sa première enquête sur la liberté scolaire (septembre 2007), et l’indice important de mises en cause de la liberté de conscience dans les écoles (20 % des réponses), la Fondation de Service politique a lancé un appel à témoignages auprès des 25.000 abonnés de sa lettre électronique hebdomadaire. Surprise : l'enseignement catholique n'est pas épargné par les atteintes à la liberté religieuse.L’ENQUETE
Du 25 novembre au 20 décembre 2007, l’association pour la Fondation de Service politique a enquêté auprès de ses 30.000 correspondants pour évaluer la réalité des atteintes à la liberté religieuse dans les établissements scolaires français. La question posée était la suivante :
Avez-vous connaissance d'un exemple d'entraves à la liberté religieuse commises à l'encontre d'enfants dans le cadre scolaire ?
La démarche n’a pas de prétention scientifique, mais elle constitue un indice qualitatif sérieux sur la nature de la liberté religieuse à l’école.
LES RESULTATS
I- École publique – École privée
Alors que notre questionnaire ne précisait pas que nous demandions des témoignages de brimades dans l’école publique, la plupart des correspondants ont tenu à préciser que les brimades relatées avaient eu lieu dans l’école publique ou dans l’école privée. Huit correspondants n’ont pas envoyé d’exemples précis, mais ont tenu à témoigner que « les vexations à l’encontre de la foi catholique existent aussi au sein même de l’enseignement catholique ».
Martin L. de Lyon suggère :
- « Vous pouvez élargir votre enquête aux enfants scolarisés dans les établissements catholiques, et qui eux aussi subissent des torts pour leur foi catholique. »
Inversement quelques correspondants (3) saluent l’ouverture d’esprit d’enseignants de l’école publique. Exemple :
« Nos sept enfants sont tous allés à l’école primaire dans l’enseignement public. Là, aucun problème, et même un total respect lorsque nous demandions en cas de voyage scolaire que nos enfants assistent à la messe du dimanche. »
II- Paris – Province
A priori, le clivage Paris/province ne s’applique pas à la réalité des brimades anti-religieuses, mais certains provinciaux souffrent du nombre limité d’établissements catholiques dans leur ville. Exemples :
- « Venez en province dans nos collèges soi-disant catholiques, vous serez édifiés. Sans compter que l’aumônerie des collèges publiques est bien mieux que la pastorale proposée dans le sein du collège “catho”… »
- « Nous sommes en province depuis deux ans (nous étions à Paris) et avons sur ce plan l’impression de débarquer sur une autre planète! »
III- Typologie des atteintes à la liberté religieuse
Pour moitié, les réponses ne mentionnent pas de brimades précises subies par des enfants au sein de l’école en raison de leur foi, mais évoquent un climat général de laïcisme hostile à la libre expression de la foi religieuse des élèves.
L’autre moitié relate diverses formes de brimades :
1/ Hostilité à l’égard des signes d’appartenance religieuse
(15 cas)
Le port visible, voir invisible (un cas) de médailles semble être le sujet de vexations le plus fréquent :
- « Ma fille était au collège Saint-X. (un collège catholique d’une grande ville de province). Elle est arrivée en classe avec une médaille autour du cou, de taille très ordinaire. Le surveillant général l’a publiquement réprimandée en lui demandant de l’enlever parce qu’il était soi-disant “choqué par ce signe ostensible de religion”, étant lui-même protestant. Il s’est appuyé sur la nouvelle (à l’époque) loi sur l’interdiction de signes visibles, destinée plutôt au port du voile islamique en école publique. »
- « Ma fille s’est vue demander de rentrer sa médaille de baptême sous ses vêtements pour qu’elle ne soit pas visible. »
- « L’institutrice a arraché la médaille de ma fille. »
2/ Hostilité à l’égard des fêtes religieuses (10 cas)
La période de Noël est parfois l’occasion de tension entre certains enseignants et leurs élèves les enfants et leurs enseignants. Exemple :
- « Dans une école publique primaire de l’Est de la France, la maîtresse demande aux enfants, juste avant Noël, de dessiner une carte de vœux. La petite Carole choisit de dessiner avec tout son cœur d'enfant une crèche...L'institutrice ramasse les cartes, et découvre - avec stupeur et horreur - une crèche, l'enfant Jésus, Marie, Joseph, l'âne et le bœuf.
Devant toute la classe, elle déchire la carte dessinée pour Carole et déclare sur un ton ferme : “Ce genre d'histoires n’a rien à faire à l’école.” »
3/ Attaques contre l’Église (10 cas)
Pendant les cours, des enfants sont blessés dans leur sensibilité par des remarques désobligeantes ou franchement agressives contre l’Église ou ses représentants.
- Un professeur à un élève : « Monsieur X, tout le monde sait bien ici que vous êtes un petit bourgeois catholique, n’ayant pas plus de jugeote que ce vieux débris qui vous sert de pape. » (Dans ce cas précis, des élèves musulmans prirent la défense de l’élève et… du pape.)
- « L’instituteur enquêtant sur ce qu’on comptait faire quand on serait grand, je lui ai répondu “ prêtre”. Il m’a répondu hargneusement et avec un mépris non déguisé : “À quoi ca sert ?” »
- « Le professeur de SVT déclare qu’il ne fera pas grève, mais qu’il ne fera pas cours à un seul élève “des fois qu’on croirait que je fais avec mes élèves ce que les prêtres font aux petits garçons”. »
4/ La méchanceté des enfants (8 cas)
Des témoignages évoquent les frictions entre enfants donnant lieu à des remarques offensantes sur leur pratique religieuse, avec la complaisance des enseignants, ou leur indifférence à l’égard de ces manques de respect et de tolérance.
- « Mes enfants font l’objet de façon régulière de moqueries de la part des autres enfants parce qu’ils se disent ouvertement catholiques, parce qu’ils vont aux rares messes ou aux confessions proposées par le collège privé catholique. »
- « L’année dernière en début d’année, le responsable de la catéchèse de l’école catholique a demandé à la classe d’une de nos filles : “Qui va à la messe le dimanche ?” Notre fille Marie a été la seule à lever le doigt. Le reste de son année n’a été que moqueries, méchancetés de la part de certains élèves de la classe. Nous envisageons de la mettre dans le public. »
- « Mon fils qui est actuellement au lycée public, a peur d’approcher l’aumônerie du lycée de peur d’être raillé par ses camarades. »
5/ La variété des marques d'hostilité
Quelques correspondants écrivent pour témoigner n’avoir jamais subi de brimades (4 cas), d'autres pour évoquer des cas de propagande laïciste dans le cadre des cours, ouvertement antichrétienne, mais sans agressivité personnelle notable à l'égard des élèves catholiques (11 cas).
Sinon, l’hostilité à l’égard des élèves catholiques se manifeste sous des formes variées :
- Mauvaises notes attribuées pour avoir fait référence à sa foi, notamment en philosophie.
- Punitions pour absences motivées par la participation à des cérémonies religieuses.
- Discussions agressives mettant en cause les convictions d’élèves catholiques (par exemple au sujet de la théorie de l’évolution ou de l'avortement)…
Vous pouvez vous aussi adresser votre témoignage :
■ Avez-vous connaissance d'un exemple d'entrave à la liberté religieuse commise à l'encontre d'enfants dans le cadre scolaire ?Si oui, merci de nous le raconter.
(Confidentialité absolue garantie sur les personnes et les lieux évoqués).
17:10 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Ecole, liberté scolaire, laïcité, liberté religieuse



Commentaires
Si une partie du personnel politique se réclame ouvertement du trotskisme qui incarne la "révolution permanente" (à commencer par M. JOSPIN), soyons bien persuadés que l'éducation dite nationale n'est pas innocente, dans l'effacement de tous les repères qui a conduit notre société là où elle est.
Le délabrement de l'autorité quel qu'en soient les modalités a commencé à l'école avec une falsification de l'Histoire, qui consiste à considérer que celle-ci a commencé avec la révolution française. Tout est relatif, tout est contestable et il est "interdit d'interdire".
"Je suis venu en témoignage de la vérité" disait Jésus à Pilate; le problème est plus actuel que jamais, car qui dit la vérité sur le "formatage" que subissent nos enfants par des enseignants marxisés, et les redoutables conséquences qui en découlent pour la socciété tout entière ?
Ecrit par : RICHIER | 23 février 2008
Bonsoir.
Si je suis d'accord avec vous en ce qui concerne la religion catholique qui est nôtre depuis plus de 2000 ans, je crains en revanche que, revendiquer la liberté religieuse à l'école, cela n'ouvre des horizons à d'autres religions qui ne sont pas les bienvenues en France. Et que par mesure d'équité, elles ne soient autorisées dans un futur proche, même si pour l'instant les catholiques sont majoritaires. Pour combien de temps ? Incontestablement, les églises se désertifient et beaucoup d'enfants, même baptisés et ayant fait leur communion ne croient plus. Mais n'est-ce pas le fait d'un dénigrement prôné par des intégristes laïcs qui s'acharnent dès qu'il est question de religion ?
Ecrit par : Solange | 23 février 2008
Tout à fait d'accord avec le commentaire de Solange ; mais bien désolée de devoir l'être ; en effet, si l'on demande à l'Ecole de respecter les signes d'apartenance religieuse, cela doir être applicable à toutes les religions présentes en France et les signes ostentatoires de l'Islam sont autrement plus visibles et provocants que ceux du catholicisme; ceci dit tous les exemples cités sont consternants...
Ecrit par : Leroux Marie-France | 24 février 2008
BONJOUR
Comment se fait-il qu'en tête de ce blog plastronne une pub pour MEETIC ?
Un peu déplacé, non ?
Ecrit par : Frédéric RIPOLL | 26 février 2008
à M. Philippe de Saint Germain,
Délégué Général de La Fondation de Service Politique
Cher Monsieur,
Je suis embarrassé par la pétition nationale au Président de la République
en faveur de la liberté religieuse à l'école.
Je ne suis pas juriste. C'est peut-etre pour cela que les faits que vous signalez, et qui me révoltent comme vous, relèvent selon moi du droit public et devraient se régler
par des dépots de plaintes.
Nous avons des lois et une justice. Il faut les utiliser. Il faut éviter de créer de nouvelles instances.La laicité est réellement là pour que les libertés religieuses soient
respectées.
Ne créons pas de précédents qui feraient la part belle à des revendications confessionnelles -sans compter celles des sectes- que nous aurions du mal à contenir.
Nous sommes fiers de montrer à nos enfants que notre fondation spirituelle vient de la philosophie grecque, du christianisme et de leur continuation historique.
A nous d'éveiller leur esprit et leur enthousiasme. Alors la déstabilisation sera
impossible.
Nous avons la chance de disposer d'un corpus de références intellectuelles difficile à ébranler, ne serait-ce que parce qu'il privilégie l'attention aux autres.
Et, sur le chapitre de la connaissance du monde, nous savons bien nous référer à
l'image fameuse de Newton: Si j'ai pu avancer, c'est parce que j'étais juché sur les épaules de géants.
Evidemment, je ne suis pas comme vous aux prises avec les problèmes qui vous sont rapportés tous les jours et qui demandent des solutions immédiates.
Ecrit par : Joe | 27 février 2008
deux commentaires sur l'enquête et ses résultats telle qu'elle est présentée sur le site:
- prêtre de province, et d'un diocèse rural, je veux réagir aux propos qui signalent la surprise d'ex-parisiens arrivant en province comme sur une autre planête, en vous faisant part de ma surprise de provincilae découvrant depuis deux ans le diocèse de Paris, ou je suis désormais à mi-temps. Lorsque l'on vient de pronvince, pour une activité parisienne ou se cotoient des prêtres du monde entier, force est de constater qu'il y a plus de proximité entre un prêtre de diocèse rural et un prêtre africain, qu'avec un prêtre parisiens. Je suis aumôneir des jeunes sur un doyenné de 75 000 habitants, l'unique aumônier de jeunes (nous sommes 5 prêtres sur le doyenné) pour accompagner 3 établissement catholique d'enseignement, 5 lycées public (dont 3 de plus de 10000 élèves), 8 collèges public, une groupe scout d'Eurpe et un groupe scout de france, 3 équipes JOc, deux équipes mej, deux équipes ACE, une aumônerie étudiante (ils sont 4000 sur le secteur) et une aumônerie de jeunes professionnel) A cela s'ajoute que je suis aumônier départemantal du secours catholique, et suis vicaire sur deux paroisses qui regroupent 8 clocher en agglomération semi-urbaine. De fait, je ne suis pas très présent dans l'Enseignement catholique, et la pastorale en souffre. Je souhaite la bienvenue aux prêtres parisiens qui voudrait me filer un coup de main: de faits, les réalitées sont très différentes, mais il est étonnant que l'on entende des critiques au sujet des pays de missions, là ou il faudrait y écouter un appel à l'engagement.
- deuxièmement, oui il existe des brimades à l'encontre de ceux qui souhaitent vivre sereinnement leur foi, comme il en existe à l'encontre de tas d'autres gens ppour des tas de raisons. faut-il vouloir légiferer ou intevenir pour les cas de vous signalez ? Cela existera toujours ! On ne va quand même pas commencer à parler de cathophobie comme d'autres dénoncent l'homophobie dès qu'il entendent une petite reflexion voire une blague de mauvais goût ! Enfin, à quoi sert d'entendre régulièrement "heureux serz-vous si l'on vous persécute", d'entendre le récit de l'arrestation de Jésus au cours de laquelle il empêche Pierre de prendre les armes pour le défendre, si c'est pour réagir de cette manière. Ce n'est pas la visibilité terrestre de l'institution Eglise que nous avons à défendre, c'est l'intégralité de l'amour de Dieu qui va jusqu'à l'amour des ennemis ! Aucune agressions n'a fait fait sortir le Christ de la voie du pardon et de la miséricorde.
je conclut en vous souhaitant une bonne fin de Carême, avec une bonne méditation sur la passion, particulièrement sur les silences du Christ lors de sa mise en accusation calomnieuse (l'évangile le précise), de ce Christ qui s'est laissé mettre en procès, et qui a pu aller au bout de son témoignage en acceptant cette mise en procès !
Ecrit par : Guinnepain | 01 mars 2008
Je voudrais témoigner d'une autre facette du problème : celle du prof catho dans une école catho avec des élèves pas cathos (ça arrive aussi!). Après 14 ans d'enseignement de philosophie en terminale, je découvre depuis 3 ans avec suprise que les élèves me reprochent d'être catho. J'ai été remplacée une partie de l'année pour maladie, et les élèves ont demandé à ma remplaçante de faire le cours sur la religion avant que je revienne, ils avaient sans doute peur que je ne fasse du catéchisme!!! Je ne prends pas cette expérience au tragique car je crois avoir un bon contact avec les élèves et je m'entends très bien avec d'anciens élèves qui avaient des opinions diamétralement opposées aux miennes mais je suis tout de même surprise que dans une école catholique un prof de philo catho gêne les élèves. Le matraquage de l'opinion est tel qu'on dirait qu'ils ont peur qu'on les convertisse en douce. La foi catholique souffre quand même d'une image extrêmement négative auprès de certains jeunes et je m'attriste de voir que c'est auprès de jeunes qui sont scolarisés depuis la maternelle dans le privé que cette hostilité est la plus grande.
Pour élargir la discussion, la liberté religieuse n'est pas seulement à revendiquer pour les élèves mais aussi pour les professeurs. Nous vivons dans un climat d'intolérance qui dément tous les discours militants sur ce sujet!
Mais haut les coeurs, ne nous décourageons pas, l'école est une terre de mission!!!!
Ecrit par : Brejon | 04 mars 2008
Notre fils,en 3eme dans un collège public de centre ville est allé en classe avant hier avec une croix autour du cou.Sous la moquerie de camarades,il a été obligé de l'enlever.
Ecrit par : brot | 06 mars 2008
Est il vraiment obligé de l'enlever. Ne peux t-il pas trouver un autre camarade qui porterait aussi la croix ( à 2 on est plus fort) et quel beau témoignage?
Les jeunes filles musulmanes qui portent le voile ont-elle ses réfexions ?Est-ce qu'elle résistent ?
Ecrit par : jojo | 11 mars 2008
Pour répondre à Solange, je crois que le premier responsable de la désertification n'est sûrement pas l'extérieur, mais de l'intérieur.
Regardons par exemple comme l'Eglise polonaise était vivante après 40 ans de communisme !
La où la foi est vivante, assumée, elle s'étend.
C'est un appel à nous tous chrétien à vivre notre fois.
Bien sûr, cela n'empêche pas aussi d'utiliser les outils que nous donnent la démocratie pour mettre fin à l'intolérance. Mais c'est surtout en le faisant avec foi et sans esprit partisan (qu'utiliserait un autre groupement) que nous serons convaincants.
Ecrit par : Ludovic | 18 mars 2008
Je voudrais répondre au père qui signe "Guinnepain".
Votre réponse, quand vous parlez de supporter patiemment les persécutions, ne me semble pas juste.
Non parce qu'elle est fausse ou mauvaise en soi ! Il s'en faut, il est certain, que, pour vouloir vivre l'Evangile, nous serons toujours persécutés (et cela a toujours été le cas, même dans un monde qui nous semble si beau de loin où tout le monde allait à la messe : dans la France du XVIIe siècle St François Régis a été tabassé en pleine rue!).
Mais votre réponse n'est pas juste parce qu'elle est hors contexte : on ne peut pas répondre cela à des enfants qui avouent être persécutés par leurs professeurs ou leurs camarades.
Il s'agit d'enfants, ils sont en droit d'attendre des adultes une protection ! On ne peut pas demander à des parents de donner une éducation chrétienne à leurs enfants, en leur suggérant de répondre : si tu subis des brimades à cause de la foi que je te transmets, débrouille-toi ! Cela ne me concerne pas !
- Il est inadmissible que des enfants aient à souffrir pour leur foi dans des écoles dites "catholiques" (je suis de l'avis de Mgr Cattenoz sur ces écoles prétenduement catholiques).
- Il est tout aussi inacceptable que, dans l'école publique, des maîtres qui se disent "tolérants" se permettent d'outrager des élèves parce qu'ils sont catholiques. Je remarque d'ailleurs qu'ils se garderaient bien d'en faire autant avec l'islam : ils craindraient les représailles !
S'ils prétendent que la laïcité est une ouverture d'esprit, une liberté, parce qu'elle respecterait les convictions de chacun, et que la tolérance est une vertu, il faut qu'ils mettent leurs propos en pratique : avec des enfants et des adolescents, il faut être cohérent, on ne peut dire une chose, et faire manifestement le contraire, vous devez le savoir, si vous êtes aumônier !
Ne le prenez pas mal ! Je vois aussi, en lisant ce que vous écrivez, que vous faites un gros travail, je vous en admire, je vous en félicite, et je prierai pour que vous ayez la joie d'en voir le fruit !
Ecrit par : C.C. | 17 mai 2008
La scène se passe il y a quelques jours dans une maternelle où va mon petit fils Matt 5 ans. La maîtresse a demandé aux élèves d'apporter un livre qui les intéresse et de le commenter à tour de rôle.
Evidemment aucune exclusive n' a été formulée, et Matt arrive avec une belle bible illustrée qui a appartenu à sa mère. Je précise pour être tout à fait clair qu'il n'est pas baptisé, et que les parents non mariés religieusement se disent agnostiques.
Lorsqu' arrive son tour de parole il annonce tout naturellement qu'il va parler de Dieu.
Oh ! le gros mot, la maîtresse qui à vrai dire craint les foudres de la directrice, le coupe net. Pas question d'évoquer un tel sujet à l'école.
Evidemment son grand père qui vit loin de lui, avec l'accord des parents, avait évoqué la religion avec l'enfant mais d'assez loin, au nom de la culture générale et en restant à sa portée, lui expliquant par exemple l'histoire de l'arche de Noë, sans aller beaucoup plus loin.
De la part d'un enfant de 5 ans on ne pouvait invoquer bien sûr aucun prosélytisme, pour lui la Bible c'est dans son imaginaire avant tout une belle histoire. Point barre.
Evidemment Matt n'a rien compris à ce tir de barrage des adultes. Mais nos enseignants marxisés lui ont quand même rendu un fier service. Très intelligent il va aller chercher lui-même les réponses aux questions qu'il doit se poser.
Cet exemple, le dernier en date mais j'en aurais beaucoup dans d'autres domaines, me démontre une fois de plus que notre malheureux pays est "marxisé" jusqu'à la moëlle, et même l'église en a été infectée, d'où ses problèmes récurrents.
Comme toujours ce sont les plus vulnérables qui paieront les "pots cassés"
Tout se tenant, il est l'illustration de la "bêtise à front de taureau" qui a mené notre pays là où il est. Matt et mes autres petits enfants, appartenant à une classe privilégiée, s'en tireront bien très probablement.
Mais est-ce là un motif suffisant de satisfaction ?
Ecrit par : Jean-Manuel | 17 mai 2008
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