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20 février 2008

Enquête sur la liberté scolaire : menaces sur les consciences


eb6b04a0bb18d65970c355ea70126d10.jpgLa Fondation de Service politique a réalisé fin 2007 deux enquêtes sur la liberté scolaire auprès de ses correspondants. Plus de 3 000 réponses lui sont parvenues. Celles-ci témoignent de la gravité de la situation. La liberté des écoles, et la liberté de conscience à l'école sont toutes relatives : la laïcité à la française est passée par là.
Devant les nombreux signalements de mises en cause de la liberté religieuse des élèves, la Fondation de Service politique a complété sa première enquête par une collecte de témoignages précis, recueillis par e-mailing : des faits accablants pour l'ensemble du système scolaire, public et privé.


AVANT D’ANALYSER les résultats, il convient de situer les personnes qui ont répondu à notre questionnaire. Celles-ci sont des parents très majoritairement pratiquants réguliers qui ont largement scolarisé leurs enfants dans l’enseignement catholique (+ de 60 %), mais sans pour autant en être des inconditionnels. 63, 5 % d’entre eux ont eu des enfants dans l’enseignement catholique et dans le public, 20 % d’entre eux uniquement dans le public. Leur analyse de la liberté scolaire en France est généralement nuancée. Ainsi, nos correspondants se montrent assez partagés sur le contingentement de l’école catholique. 57 % d’entre eux (seulement) jugent prioritaire la réforme de cette limitation. On peut donc considérer ces catholiques « pratiquants » comme « ouverts » !

Compte tenu de ce profil, plusieurs chiffres sont significatifs.

Sur les raisons pour lesquelles ces parents ont choisi l’école catholique pour leurs enfants (à part égale dans le primaire : 58 %, et le secondaire : 61%), globalement, les motivations se partagent en trois tiers : 36 % l’ont choisie pour son caractère catholique, 27 % pour la qualité de l’enseignement et les résultats scolaires, 32 % pour l’encadrement et le suivi des élèves et seulement 5 % en raison de la proximité géographique. Précisons que 32 % ont été gênés par le prix et 8 % ont dû être aidés pour financer la scolarité.

Par contraste, parmi les parents qui ont choisi l’école publique, 3 % seulement l’on fait pour la disponibilité de l’équipe éducative et 3 % pour le suivi pédagogique des enfants. Mais 14 % pour la qualité de l’enseignement. 22 % disent ne pas avoir eu le choix, 16 % à cause de la carte scolaire, 20 % pour des commodités pratiques et 13 % pour des raisons financières.

Autrement dit, l’école publique est majoritairement choisie en raison de contraintes matérielles. Elle fait donc l’objet d’une sélection par défaut, d’autant que les parents qui l’ont retenue sont sceptiques sur la qualité de l’enseignement qui y est donné : 20 % le jugent « bon », 25 % « moyen », 36 % « médiocre » et 20 % seulement « cohérent avec les objectifs affichés par l’Éducation nationale ».

À propos de l’école catholique

Parallèlement, les parents qui ont fait le choix de l’enseignement catholique sont-ils satisfaits ? 50 % estiment que les apprentissages fondamentaux sont « bons » et 30 % que ceux-ci sont « cohérents avec le caractère propre de l’enseignement catholique ».

Dans les commentaires qui accompagnent les réponses, beaucoup témoignent des doutes qui se sont emparés de leurs enfants dans leur vie de foi, et cela dès le primaire, à cause de l’enseignement dispensé, y compris en instruction religieuse (catéchèse)… Cette dernière réponse donnerait-elle raison à l’analyse de Mgr Cattenoz ?

Pressions sur la liberté de conscience

Ainsi, ces parents, très majoritairement pratiquants, sont globalement insatisfaits de la qualité de l’enseignement dispensé tant dans le public que dans le privé catholique.

Les réponses concernant les questions sur la liberté religieuse sont plus alarmantes encore. « L’enseignement public respecte-t-il la liberté de conscience de vos enfants ? » Réponse : « non » à 67 % ! On pourrait objecter qu’il s’agit d’un sentiment diffus, celui des parents, mais il y a plus grave : à la question « Vos enfants dans l’enseignement public ont-ils été victimes de critiques de leur religion ou à cause de leur religion », 20 % répondent, « oui ».

Lorsque l’on sait que beaucoup d’enfants racontent peu ou pas du tout à leurs parents ce qui se passe à l’école, on ne peut qu’être inquiet : la fréquence des critiques antireligieuses doit être plus forte encore (voir ci-dessous la synthèse des témoignages recueillis).

Cela signifie que, dans les faits, la laïcité est un leurre dont trop de Français — et d’autorités de l’Église de France — s’accommodent pour « éviter de réveiller la guerre scolaire », en donnant l’impression de refuser cette réalité.

L’école de la République n’est pas une école si « neutre » que cela, et dans bien des cas, elle est plus laïciste que laïque. Mais qui ose le dénoncer ?

Ce qui s’est produit il y a deux ans avec certains sujets du Bac sur l’avortement rédigé à partir d’un article tendancieux du Monde n’est pas un accident dû au hasard. Nous avions vivement réagi. À l’époque, les responsables ont été sanctionnés par le ministère. Mais pour cette atteinte très visible à la liberté de conscience, combien s’en trouvent-ils de cachés dans les classes primaires ou dans les collèges de nos établissements dits laïques?

Que faire ?

Que faire ? Pour 91 % des parents qui ont répondu à notre questionnaire, l’Église devrait se mobiliser pour faire cesser les entraves à la liberté d’éducation. Défend-elle vraiment la liberté de conscience et la liberté religieuse de ses plus jeunes membres ? Par respect pour l’Église et pour les parents interrogés, nous n’avons pas voulu poser la question de cette manière. Mais les commentaires reçus sont sans équivoque. Bien des parents ne se sentent pas soutenus par l’institution. Un grand nombre d’entre eux se sentent même trahis.

Il ne suffit pas d’enseigner que les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Faut-il encore les aider à exercer cette liberté et même se battre pour la défendre.

C’est pourquoi, avec les moyens qui sont les siens, la Fondation de Service politique a l’intention de poursuivre un travail de fond de sensibilisation des institutions catholiques et des pouvoirs public sur cette question. Nous avons pris l’habitude de subir des empiètements insidieux, et inacceptables, de notre droit fondamental à éduquer nos enfants dans la foi et les valeurs qui sont les nôtres. Nous devons dire non. Les choses peuvent changer sans qu’il soit besoin de brandir l’étendard de la guerre scolaire. Nous sommes dans un État de droit. Par lassitude, par peur, par ignorance ne laissons plus bafouer ce droit.


Association pour la Fondation de Service politique

b881abbe007cdac1c86c876acfc7eae0.jpgSeconde enquête

Brimades antireligieuses à l’école : des indices alarmants

Alarmée par les résultats de sa première enquête sur la liberté scolaire (septembre 2007), et l’indice important de mises en cause de la liberté de conscience dans les écoles (20 % des réponses), la Fondation de Service politique a lancé un appel à témoignages auprès des 25.000 abonnés de sa lettre électronique hebdomadaire. Surprise : l'enseignement catholique n'est pas épargné par les atteintes à la liberté religieuse.


Lire l'enquête sur les brimades antireligieuses à l'école


Vous pouvez vous aussi adresser votre témoignage :

■ Avez-vous connaissance d'un exemple d'entrave à la liberté religieuse commise à l'encontre d'enfants dans le cadre scolaire ?
Si oui, merci de nous le raconter.
(Confidentialité absolue garantie sur les personnes et les lieux évoqués).

Commentaires

Merci pour cette enquête,
J'aimerai souligné un autre point qui concerne davantage l'université:
Je suis étudiant en droit dans une université catholique, et de manière régulière, j' entends des professeurs (pourtant ouverts et intelligents) critiquer "le faible niveau intellectuel des évêques". De même, de la part d'autres étudiants, j'entends critiquer les positions "simplistes" de l'Eglise.
En somme, dans le cadre où je me trouve, les chrétiens sont accusés de manquer de rigueur intelectuelle.

Ecrit par : Etienne | 22 février 2008

Mes petits enfants sont en Espagne.Je n'ai jamais entendu parler de problèmes. N'étant pas concernés de ce fait, j'ai voulu vous transmettre mes encouragements pour votre action.

Ecrit par : daugan | 23 février 2008

Merci de votre enquête. Ce qui se passe à l'école n'est pas isolé. Bien sur, au travail, il est difficile de parler de religion surtout lorsqu'on appartient à l'institution militaire qui nous confère un devoir de réserve ( c'est pourquoi je ne porte plus aucun signe apparent -médaille ou croix- en uniforme uniquement).
A l'école catholique, j'étais une des seules à prier régulièrement à la chapelle. Une fille de ma classe m'a un jour giflée dans cette même chapelle, frustrée que je me réfugie là pour ne pas faire l'objet de ses brimades.
Plus tard, j'ai été très choquée, étant hospitalisée pour une infection grave, d'entendre la femme de ménage déblatérer des horreurs sur les prêtres. Je n'ai rien dit mais j'étais furieuse de cette bêtise et de son irrespect envers quelqu'un de malade qui, potentiellement, pouvait être pratiquant.

Ecrit par : R-D | 23 février 2008

cela me choque profondément d'entendre que même dans des établissements catholiques l'on s'en prenne ouvertement à la religion.
Qui, oui qui devra transmettre la foi à l'avenir, les parents démissionnaires en grande partie ou trop pris par leur travail, les écoles catholiques ne prenant du tout la relève, et ce en dépit de la bonne volonté des familles qui leurs confient leur progéniture.
Mais où sont donc nos évêques (sauf Mgr Cattenoz ou Rey en France) qui osent ouvertement soulever ce problème grave. A voir combien l'on se permet de critiquer les "bons" discours du Président de la République en matière de religion, espérance, foi ou laïcité positive, il faut se résigner à penser que la France n'est plus catholique et depuis longtemps plus la fille aînée de l'Eglise !

Ecrit par : yl | 23 février 2008

Qui douterait que les évêques ont de bonnes intentions et font tout leur possible pour quel'école catholique le soit vraiment? Je refuse de rentrer dans ces jugements inquisiteurs qui déstabilisent un peu plus nos évêques. Nos évêques, même les "pires" ont en général un engagement dans la cité plus fort que le nôtre et nos pauvres évêques doivent souvent se battre avec leurs paroissiens ou leurs conseils épiscopaux, voir avec l'enseignement diocésain. Et quand bien même tout ce beau monde serait sur la même longueur d'onde, il faut encore convaincre les parents qu'apprendre à vivre en chrétien, cela ne s'apprend vraiment à l'école que quand c'est en relai de ce qui se vit dans les familles......et là c'est pas gagné. Comme le dit Anne Coffinier, les écoles sont vivantes, il en nait et il en meurt. Certaines, gangrénées, maintenues en coma artificiel par la perfusion du contrat avec l'état feraient mieux de mourir, d'autres grâce à une gestion rigoureuse, dans un environnement sain ont la chance de se maintenir, voir de progresser en opérant une séléction rigoureuse des professeurs, des méthodes et de l'aumônerie . La grande majorité est en stade critique, si parents, direction, professeurs et élêves ne se remuent pas, elles seront perdues.
Et enfin, certaines naissent, obligatoirement hors-contrat...c'est la loi......merci de les soutenir.......elles sont fragiles et l'accouchement a été difficile, très difficile...., mais comme l'église défend les jeunes bébés, elle doit défendre ses jeunes écoles....c'est l'avenir!

Ecrit par : Paliard | 23 février 2008

La défense de la foi dépend exclusivement d'une seule chose: la foi de celui qui est attaqué.
Celui qui a la foi, la communique de façon automatique, et parfois sans même le vouloir, par la certitude qu’il semble posséder d’avoir des REPONSES aux choses de la vie.
En fait tout le monde, croyant ou non, est assailli et perplexe devant les mêmes questions existentielles. Le chrétien par définition a obtenu par sa foi des REPONSES satisfaisantes et il ne peut que s’employer à les défendre, les approfondir et les communiquer. S’il recule à la première occasion, et fuit la confrontation, il perd sa crédibilité et on ne peut que le prendre pour une quantité négligeable, une mazette, ou un demeuré.
L’attaque que subit un chrétien peut être de deux ordres : soit il s’agit en fait d’un appel au secours caché de quelqu’un qui aimerait bénéficier de la même REPONSE que lui, soit il s’agit d’une attaque vicieuse et « satanique ». Il est souvent difficile ou impossible de faire la différence.
Dans tous les cas, le croyant doit se donner les moyens de conserver son très précieux capital, la foi.
La foi est son avantage immense et merveilleux, sur tous les autres.
Le croyant doit donc d'AVANCE réfléchir profondément, prévoir et emmagasiner de très nombreuses réponses et répliques toutes prêtes sur mesure pour toutes les attaques et critiques auxquelles il risque d’être soumis dans son environnement habituel. C’est un exercice extrêmement profitable.
De plus, la meilleure riposte étant assez souvent l'attaque, il ne doit pas hésiter à saisir les occasions qui se présentent pour "clouer le bec" de ceux qui l'ont déjà agressé dans sa foi, lorsqu'eux-mêmes viennent à débiter des illogismes laïcistes ou des contre-vérités.
"Tendre la joue gauche après avoir été giflé sur la droite" ne s'applique jamais en matière de défense de la foi. Il faut bien se le rappeler.
Il est indispensable pour les parents chrétiens de remonter leurs enfants à ce sujet. Cela leur donnera à eux-mêmes l'occasion de creuser des tas de questions auxquelles ils n'ont que des réponses un peu confuses ou pas de réponse du tout.
J'ai moi-même découvert un journal hebdomadaire catholique qui s'appelle "Famille Chrétienne" en vente partout et sur abonnement. Chaque semaine, je m’émerveille et trouve personnellement plus qu’excellente cette publication très facile à lire que l’on peut mettre dans les mains de tous, depuis l’enfant de 6 ans jusqu’au «Docteur de l’Eglise» intellectuel et chenu. Il n’existe aucun sujet tabou pour cet hebdo qui va droit au but et aborde absolument tout ce qui passionne les chrétiens curieux. Surtout il y apporte des REPONSES pratiques très intéressantes. On y sent la respiration de l’Eglise face au défi français actuel, et particulièrement dans la bataille quotidienne de la scolarité des enfants.

Ecrit par : SEMBOUR | 24 février 2008

Je n'ai pas d'enfants mais je tiens a vous remercier et à vous encourager pour tout ce que vous faites pour la liberté religieuse à l'école. Il faudrait même étendre cette question de la liberté religieuse a tous les secteurs de la société : dés que nous portons un signe religieux de manière visible, on est brimé et on nous demande de ne pas l'avoir visiblement pour respecter les non croyants même si on ne cherche pas à évangéliser les non croyants.

Personnellement, je suis laïc consacré et célibataire actuellement et par choix libre. J'espère être prêtre un jour. Je porte une croix. Et bien, j'ai été obligé de porter une petite croix (au lieu d'une croix de taille moyenne) pour qu'on me laisse tranquille. Et souvent, j'ai des regards qui en disent long dans les transports en commun ou je me fait critiqué verbalement. Mais comme on a dit avec mon père spirituel, je ne vais pas arrêter de porter visiblement ma croix parce que je suis critiqué par certine personnes : je n'ai pas honte du Seigneur...

Ecrit par : Lugan | 24 février 2008

Oui, tout cela est triste, mais surtout pour la France. N'oublions pas que la persécution est une des huit Béatitudes. Conformons-nous à notre Seigneur et prions-Le, Lui, pas les pouvoirs publics qui ont leur mandat à remplir et rendront des comptes au Roi des Rois. Nos ennemis amassent des charbons sur leur tête et leur temps est compté. Ce n'est pas à nous de les juger. Nous devons encore moins nous abaisser à les supplier de quoi que ce soit. Nous n'avons vraiment encore rien vu en matière de persécution. Certains ici doivent se préparer à bien pire. Les enfants comprennent d'ailleurs souvent très bien la situation quand on leur explique. Ils savent être courageux par amour de Christ, parfois mieux que des adultes. Ces petits incidents dont vous vous plaignez ne sont rien par rapport à la vie quotidienne de millions de chrétiens.

Ecrit par : Didier | 24 février 2008

Oui, vraiment merci de cette enquête, que je vais relire posément, mais qui me paraît dire des choses dont nous souffrons depuis des années...

Nos cinq enfants passent à 100% par l'école catho sous contrat c'est globalement très médiocre, je ne détaille pas ici, mais le pire, je crois, c'est le contenu de l'enseignement donné par 50 %, voire 70 % (j'évalue à la louche) des professeurs.

Voici un exemple de blessures infligées à nos enfants presque tous les jours: l'étude insistante de ce qui blesse le contenu de leur foi ou l'absence de compréhension, ou la malveillance. En histoire: malveillance, racourci, etc. contre tout ce qui parle de l' Ancien régime, de la Monarchie et de la civilisation chrétienne...en éducation civique, en éducation sexuelle, dans les textes de langues, la répétition des thèmes obsessionnels tirés du côté des fausses valeurs, le racisme, les discriminations, VOLTAIRE et autre penseurs des Lumières.

En suivant ses enfants qui gravissent le cursus scolaire, on découvre progressivement un véritable parcours préférentiel inscrits dans les programmes qui est répété dans nos écoles sous contrat: Lumières, Révolution française, droits de l' homme, darwinisme, re-révolution française, re-re..., exploitation de la classe ouvrière, améliorations sociales par les luttes sociales, Shoa, pétainisme...qui doit permettre à l'enseignant d'enfoncer les bons gros clous, et ça marche aussi dans nos écoles.

L'absence de pensée bienveillante à l'égard de la foi et de ses oeuvres dans l' histoire de la pensée, de la littérature, du pays, etc...

Soit discret mon petit, soit complexé, soit honteux...marqué à vie le petit, dans son école catho, blessé, sans argument en réponse.

Et voici plus blessant, quoique plus discret: l'étude en classe de certain livres qui insistent sur la cruauté supposée de DIEU, son silence pendant la SHOA notamment, par exemple certaines pages très très fortes de PRIMO LEVI ("Si c'est un homme") au programme de première, bac de Français; pendant tel drame, l' incendie de la maison avec les enfants dans l' histoire du jeune juif de STUTGARTT qui se lie d'amitié profonde avec un aristocrate allemand, préfacée par A. KOESTLER (le titre m'échappe), l'incendie de LISBONNE est dépassé, mais ne sera pas oublié... j'ai à l'esprit le cas actuel de deux de mes enfants sur quatre...je ne sais pas quoi faire de ces livres, si j'en parle, j'insiste sur l'argument terrible qui n'est pas de leur maturité, si je n'en parle pas, quel cheminement secret dans leur coeur?...ne t'étonne pas de ce la mentalité anti-religieuse monte, mon ami, elle est en filigranne dans nos programmes et nos écoles catho, crois-moi, font bien comme si de rien n'était. C'est le super-tabou ( tout l'essentiel est devenu tabou chez ces gens-là, t'as qu' à lire le journal de l'APEL, ils ne parlent que des broutilles).


Et ce silence de ceux qui sont censés être responsable, ce déni, cette fausse insouciance, ce regard incompréhensif, ce sourire figé...mais ça c'est la blessure pour les parents.

Ecrit par : vicenzo | 27 février 2008

J'ai caché ma Foi durant des années.Je regrete ne pas avoir envoyé mes enfants dans des Institutions Catholiques. Je ne plus mon drapau dans la poche, et le fais savoir. Oui ,catholique je le suis et fier de l'être.Les années m'ont apris que tendre l'autre Joue, n'est pas le meilleur chemin pour se faire respecter. L'enseignement catholique, de par sa qualité, s'impose et continuera le faire à l'avenir, car l'Ecole de la République est pour beaucoup le piège à échec.Le temps qui viennet seront durs pour notre Pays, alors si dans le terrain de l'Enseignement, les Catholiques sont bons, pourquoi le cacher? La note à payer pour les erreurs commis dans l'enseignement Public sont enormes, non quantifiables pour le moment, ils seront un jour prochain expliqués et condamnés.

Ecrit par : RUIZ | 08 mars 2008

Je prends ces enquêtes en cours de route.
A propos de liberté scolaire, étant gestionnaire d'une école primaire privée sous contrat d'association, je suis consterné par les réticences de nombreuses municipalités à accorder le forfait scolaire couvrant les frais de fonctionnement.
Aussi bien de la part des communes d'implantation de l'école que des communes de résidence des élèves hors commune d'implantation.
Il est vrai que malgré l'art. 89 de la loi du 13 août 2004 et la circulaire du 6 août 2007, l'application nécessite des "tractations" avec les communes.
A quand, sur ce sujet, des textes clairs dont l'application s'impose sans discussion ?
Sans doute quand ils ne seront pas rédigés par une administration hostile, voire sectaire.
En se rappelant que les écoles privées sous contrat participent à l'oeuvre d'éducation, et qu'il ne peut y avoir de vraie liberté sans financement (comme pour les syndicats ou les partis politiques)

Ecrit par : Barbier J-Luc | 09 mars 2008

Ne serait-il pas également intéressant que vous fassiez la même enquête auprès des professeurs, car certains subissent des pressions de la part de leur administration pour qu'ils quittent leur établissement ?
La raison officielle n'est évidemment pas leur foi, mais la raison véritable et cachée est bien celle-ci.

Mon mari s'est retrouvé le 6 novembre 2006 à 8h dans sa classe, à la rentée des vacances de la Toussaint, face à un professeur qui avait été nommé par le rectorat pour le remplacer, sans que mon mari ait été aucunement prévenu. C'est la proviseure qui a expliqué aux élèves devant mon mari qu'ils avaient un autre professeur, car leur professeur changeait de fonction.
Par contre, pour remplacer le professeur venu d'une autre ville remplacer mon mari, le 6 novembre, cinq professeurs étaient en place pour se partager les cours de ces élèves.
Mon mari a fait l'objet d'une cabale. Le moyen utilisé fut une mise en scène d'un élève, protégé par l'administration, filmée sur tél portable pour réaliser un blog injurieux, menaçant, pour démontrer que mon mari ne savait pas tenir une classe, et le faire constater par 2 inspecteurs qui ont "débarqué" dans la classe sans que mon mari en ait été averti, bien sûr !
Mon mari, à 4 ans de la retraite, au 11ème échelon, a été mis en formation, est retourné sur les bancs de l'IUFM le reste de l'année, puis est actuellement dans une autre ville en documentation. Il n'enseigne donc plus dans l'établissement dans lequel il est titulaire à titre définitif.
Nous avons porté l'affaire au tribunal et attendons le jugement.

Mais nous avons eu vent d'autres cas tout aussi choquants de professeurs chétiens mis à la porte de leur établissement.

Ecrit par : Delva Christiane | 17 mars 2008

Vous avez bien raison de dénoncer les brimades et autres comportements discriminatoires à l'école contre des enfants et aussi des enseignants qui ne font pas mystère de leurs convictions religieuses. Voici quelques exemples que j'ai vécus.
En 2000, professeur de lettres, j'ai été victime d'une véritable cabale de certains parents d'élèves, dans une école catholique, et avec le soutien de la directrice qui était pourtant une religieuse, parce que je faisais parfois des commentaires en référence avec la Bible ou les messages de Jean-Paul II sur des textes étudiés en classe. Imaginez-vous que l'on puisse expliquer Victor Hugo ou Blaise Pascal sans référence à la religion ? Ne pouvant me licencier, puisque j'étais titulaire, cette directrice m'a fait subir un harcèlement moral intensif jusqu'à ce que je demande une mutation. J'ai fini par céder.
Après le vote de la loi sur l'interdiction du port de signes religieux ostensibles à l'école, j'étais en poste dans un établissement public appliquant une vraie laïcité, donc la tolérance, mais des collègues d'ailleurs m'ont dit que leur chef d'établissement leur avait interdit de porter au cou une petite chaîne comportant une croix de trois centimètres. Dans le même temps, on laissait porter aux élèves des tee-shirts imprimés d'immenses têtes de diables.
Enfin, avant la Noël 2007, l'une de mes petites filles a apporté en classe une petite crèche en carton à monter, parce que la maîtresse avait demandé aux enfants d'apporter un objet en rapport avec la fête de Noël. Mais cet objet a été refusé sous prétexte d'application de la loi sur la laïcité. Noël sans naissance de Jésus, cela ne veut plus rien dire ! Même le sapin est un symbole religieux puisqu'il évoque la vie éternelle, les bougies allumées symbolisent la lumière de la spiritualité, la bûche annonce le bois de la croix, l'étoile est citée dans les Evangiles ! Que reste-t-il alors ?
Nous devons exiger qu'en France soit respectée la Déclaration universelle des droits de l'homme qui proclame la liberté pour chacun d'avoir des convictions religieuses et de les exprimer en public. Un Etat de droit doit appliquer une vraie laïcité, c'est-à-dire la tolérance et les respects des convictions différentes, et non la dictature du laïcisme intolérant.

Ecrit par : Claudia Garderet | 27 avril 2008

Dans la dernière phrase de mon commentaire précédent, j'ai commis une étourderie et je prie les lecteurs de me la pardonner. Il fallait comprendre "la tolérance et le respect des convictions différentes". J'en profite pour ajouter une réflexion.
La persécution au premier stade de gravité, qui caractérise les brimades et moqueries est un comportement mauvais qui doit être condamné, mais c'est une expérience excellente pour la spiritualité. On devient pugnace, la flamme que les autres cherchent à étouffer grandit en soi. L'Esprit Saint rend plus fort celui qui subit de telles brimades. Parents d'enfants qui ont peur de montrer leur foi, dites-le à vos enfants pour qu'ils deviennent les chrétiens audacieux de demain, les témoins prophétiques de la bonne nouvelle.

Ecrit par : Claudia Garderet | 27 avril 2008

mettre en valeur la proposition du "rapport Attali" sur l'école: le "bon scolaire" tel que pratiqué en suède: le choix de l'école rend aux parents la responsabilité de l'éducation de leurs enfants qu'ils ont trop tendance à déléguer à l'education nationale.La connaissance du prix de ce que coûte chaque année scolaire à l'Etat renforcerait le sens de leur responsabilité. La nécéssité de la qualité de l'enseignement dispensé dans son établissement, pour pouvoir disposer d'un nombre suffisant de "bons" rendrait efficace la rsponsabilité du directeur, qui doit avoit la possibilité de choisir, aussi bien ses élèves que ses professeurs. c'est le libéralisme appliqué à l'enseignement, et c'est une proposition d'un socialiste!

Ecrit par : Jacques d'Haussy | 12 mai 2008

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